Est plus que jamais pour le moment sous les feux de l'actualité un phénomène qui n'est pas si nouveau et qui a fait au fil des époques l'objet d'une certaine passivité, voire même d'une tolérance : la pédophilie et les mauvais traitements à mineur(e)(s) sous toutes leurs formes. L'opinion est actuellement (et il faut la comprendre) hypersensible sur le sujet au fur et à mesure que sont mis en évidence non seulement les actes en eux-mêmes mais également la passivité et la tolérance dont il est question plus haut, de la part de supérieurs hiérarchiques.

Des adversaires du naturisme, quelque peu imaginatifs, invoquent de temps en temps le caractère sulfureux de celui-ci qui inciterait à des pratiques physiques débridées, voire à caractère pédophile.

Or, le naturisme apparaît moins concerné par le phénomène en comparaison avec certaines autorités temporelles ou spirituelles.

Une question subsiste : que faire si on est témoin direct ou indirect d'infractions sur mineurs (cf articles du code pénal) ? La réponse ne fait évidemment aucun doute : il faut immédiatement avertir les personnes susceptibles de prendre des mesures immédiates, dans le cas des lieux naturistes, la direction du club ou du centre. Si par extraordinaire (à ma connaissance, cela ne s'est jamais produit), elles ne réagissaient pas promptement, il conviendra de se rendre à la gendarmerie ou au commissariat de police le plus proche, les deux actions n'étant pas incompatibles.

 

Si on est dans l'impossibilité de le faire, il faut au moins appeler (pour la France) le 119 allô enfance maltraitée (numéro gratuit). Il ne faut pas hésiter, sous peine de commettre l'infraction de non-dénonciation prévue par l'article 434-3 du Code pénal :

"Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l'article 226-13.
"

Les personnes concernées par l'article 226-13 sont celles soumises au secret professionnel qui sont soumise dans ce cas à d'autres types d'obligations. De même des internautes en recherchant sur les moteurs habituels des sites sur le naturisme, ayant trouvé un ou des sites montrant des actes pédophiles, ou faisant l'apologie de ceux-ci, doivent :

  • avertir immédiatement l'hébergeur du site
  • signaler le site à la page dédiée du ministère de l'intérieur (voir plus bas)
  • et garder les preuves de ce que ces actions ont bien été effectuées (page imprimée du formulaire rempli par exemple) pour éviter tout risque d'être inquiété soi-même)

Il convient malgré tout d'être clair. Il ne s'agit pas de profiter d'une émotion légitime pour faire " plonger " quelqu'un à qui on en veut à tort.

 

Voir les articles du code pénal sur les infractions contre les mineurs

ainsi que http://www.internet-mineurs.gouv.fr/frameset/framset_textescodepenal.html

 

Celui qui dénoncerait un fait qui serait faux s'exposerait à des poursuites pour dénonciation calomnieuse en vertu de l'article 226-10 du Code pénal :

" La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d'un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l'on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu'elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite ou de saisir l'autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l'employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d'acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n'est pas établie ou que celui-ci n'est pas imputable à la personne dénoncée.
En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci.. "

De plus certaines affaires récentes ont mis en lumière les effets pour le moins dévastateurs de telles dénonciations.

Il convient donc d'être vigilants sans être malveillants.

 

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